Psychothérapie et misère : pauvre France !

Ils ne risquent pas d’encombrer nos cabinets, ces pauvres vivant dans des conditions terribles tout autour de nous. Si la loi ne nous traitait pas en psycho exclus, au sein des structures de soins de quartier nous pourrions apporter notre savoir-faire à ceux qui ne connaissent pas d’autre recours pour recevoir l’aide nécessaire.

C’est bien dans un tel environnement que nous exerçons, que nous nous battons pour maintenir la dignité de notre exercice professionnel et par delà l’agression de la médecine nous ayant dépouillés de notre nom mais non délogés de nos appartements place du Carré psy – le côté Est vous savez, poursuivre notre mission humaniste d’écoute professionnelle en prenant le temps qu’il faut, d’écoute de beaucoup de gens qui souffrent, et souffrent aussi du porte-monnaie. Ce que pourquoi mine de rien nombre d’entre nous, en libéral, les prennent à des prix de séance en rapport avec leurs faibles revenus.

Philippe Grauer


Chaque année, le Secours catholique rédige un rapport annuel sur l’état de la pauvreté dans la société française. Dans ce document publié la semaine dernière, on peut lire qu’en 2009, celle-ci s’est accrue et étendue à de nouvelles populations aux revenus réguliers, mais faibles. Au cours de l’année, plus d’un million et demi de personnes ont eu recours à cette association. Leur point commun est l’extrême faiblesse de leurs ressources, insuffisantes pour faire face aux dépenses courantes, encore plus aux dépenses imprévues. « Toutes ces personnes en difficulté ne sont pas de mauvais gestionnaires« , souligne Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique : c’est « l’insuffisance de leurs ressources, absolument criante« , qui est en cause. « On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu« , dénonce-t-il. Ainsi, malgré les discours sur le «travailler plus pour gagner plus » , ceux qui vivent au quotidien avec nos concitoyens les plus fragiles ne peuvent que constater une inexorable montée de la pauvreté et de la précarité dans notre pays, et notamment de l’accroissement de ceux qu’on appelle « les travailleurs pauvres ».

Afin d’affiner la compréhension de la situation, le Secours Catholique a joint à son enquête annuelle une étude sur la situation budgétaire de 1163 ménages aux revenus modestes, mais réguliers. L’étude montre que, malgré l’intervention du Revenu de Solidarité Active (RSA), le déficit mensuel moyen est de l’ordre de 141 euros après le paiement des frais incontournables. Commentant ces chiffres, François Soulages, Président de l’association, déclare : « Je suis très surpris de ce résultat. Je pensais qu’ils étaient à zéro en fin de mois. La situation est très grave. C’est tout notre système des minima sociaux qu’il faut revoir » (1).

Plus préoccupant encore, les auteurs du rapport notent l’augmentation du sentiment de désespérance chez ces personnes au point de les amener à négliger les aides dont elles pourraient bénéficier. « Les familles précaires, déclare encore François Soulages, ne croient plus à la capacité des dispositifs publics de les épauler dans leurs difficultés. Cela explique en grande partie le non-recours au revenu de solidarité active. En juin 2010, le RSA activité a concerné 174 000 personnes. Or on pensait qu’il y en aurait 600 000 ou 700 000. Plus de la moitié des gens qui viennent au Secours Catholique, et qui pourraient en bénéficier, n’en font pas la demande ».

Une société se juge à la façon dont elle traite ses exclus. L’inflation médiatique des beaux magazines, des belles images et des belles réussites cache trop souvent cette désespérance quotidienne qui atteint des millions de nos concitoyens. Plus que jamais, nous devons savoir qu’une société humaine ne se construit pas dans une jungle économique où la dévotion à la « main invisible du marché » pourrait nous dispenser d’inventer au quotidien plus de fraternité.

Chronique hebdomadaire de Bernard Ginisty diffusée sur RCF Saône & Loire le 13/11/2010

(1) In journal La Croix, 9 novembre 2010, page 3

Psychothérapie relationnelle : sauvons la pratique !

Dernière nouvelle (18 novembre 2010)}} : le vocable « psychopraticien » adopté par les 4 du GLPR. Nous avons déjà sauvé notre nouveau nom de métier (1« ).

Journée d’étude de l’Affop

Chers collègues,
Retenez bien cette date et notez-la dans vos agendas :

Samedi 22 janvier 2011, de 10h à 18h.30 (accueil à partir de 9h.30)
6 rue Beauregard – 75002 – Paris – Métro : Sentier ou Bonne-Nouvelle.

Journée interactive d’étude et d’échange

L’Affop, avec la collaboration du SNPPsy, vous propose de participer à

une exceptionnelle journée interactive d’étude et d’échange sur le thème

Sauvons la pratique !

Avec

– la participation des responsables de l’Affop – parmi lesquels Jean-Michel FOURCADE son président et Philippe GRAUER président du SNPPsy – , et celles de

Geneviève MATTEI, psychothérapeute relationnelle, ancienne avocate au Conseil d’État.

Vincent de GAULEJAC, professeur de sociologie à l’UFR de Sciences sociales – Paris 7 – Fondateur de l’IISC – Institut international de sociologie clinique

Conséquences de la nouvelle législation

Nous réfléchirons ensemble sur les conséquences de la nouvelle législation sur le titre de psychothérapeute.

Vous savez que celle-ci ne concerne que le titre et que la pratique n’est pas encadrée. Notre pratique est ce qui nous reste pour demeurer libres et c’est peut-être le meilleur dont nous disposons encore, faisons-en bon usage. Sauvons-la et défendons-la.

Les ci-devant psychothérapeutes que nous sommes devenus bien malgré nous, n’ont pas l’intention de se laisser éliminer au profit d’une nouvelle conception médicalisée de la psychothérapie au service d’une prétendue santé mentale, définie en termes de normes, de troubles et de symptômes à éradiquer le plus rapidement possible et aux moindres frais (immédiats).

Au delà de toutes les actions que nous avons menées et que nous continuons à mener tant que nous en avons encore la possibilité au plan législatif, au delà du repli sur des reconnaissances fondées principalement sur des méthodes de psychothérapie, nous pensons que nous devons nous concerter sur l’affirmation d’une identité commune.

Thèmes

Nos principaux thèmes de concertation seront les suivants

– L’histoire des mouvements dont notre pratique est issue.

– les aspects épistémologiques, cliniques, juridiques et sociologiques.

– Les cinq critères qui fondent déjà notre identité et constituent la base de notre autorégulation, celle-ci ayant fait ses preuves depuis de longues années.

– La question de l’éthique qui guide notre pratique.

L’avenir de nos écoles de formation et celui de leurs étudiants.

Soutien institutionnel

Nous serons là, aussi et surtout, pour vous soutenir institutionnellement

– en vous informant de vos possibilités de prévoir, de commencer ou continuer d’exercer légalement notre profession, sous un nouveau titre, non réglementé (2« ) consensuel et représentatif.

– pour nous interroger ensemble sur la pertinence ou l’urgence de présenter un dossier pour figurer sur les listes départementales du futur registre national des psychothérapeutes, en en pesant les conditions, les avantages et les risques pour ceux qui peuvent y prétendre.

Identité commune, nouvel espace de vie

Concertons-nous aussi pour construire, faire connaître et valoir notre identité commune auprès de ceux qui nous ont fait confiance depuis de longues années et risquent de se trouver encore plus perdus qu’auparavant dans la nébuleuse de ceux qu’ils appellent les Psys.

Venez en nombre, battez le rappel autour de vous, collègues, institutions, étudiants, etc.

Ce ne sera qu’un début et c’est ensemble que nous continuerons le combat.

Expulsés de notre titre – mais certainement pas de la psychothérapie au sein de laquelle nous conservons toute notre place ! – nous nous devons de maintenir et développer ensemble plus que jamais notre espace de vie professionnel, scientifique et politique.

Inscriptions

Directement auprès de l’Affop.


Mis en ligne 15 novembre 2010 – consigné et pourvu d’une note le 9 octobre 2013 –

  • 1 Note de l’historiographe : il semble y avoir confusion dans les dates, la décision en question datant du 17 novembre 2011. Nous travaillons à éclaircir ce point. 9 octobre 2013.
  • 2 Mais auto réglementé.

Autisme : les emmurés de l’indicible

Les Enfants de l’indicible peur. Nouveau regard sur l’autisme , d’Henri Rey-Flaud : les emmurés de l’indicible.


LE MONDE DES LIVRES | 11.11.10 | 10h10 • Mis à jour le 11.11.10 | 10h10

Après l’invention du mot autisme, en 1907, pour désigner un repli précoce du sujet sur son monde intérieur et une absence de tout contact avec autrui, les enfants atteints de ce syndrome furent traités pendant plus de trente ans comme des schizophrènes. En 1943, cependant, Leo Kanner , psychiatre américain d’origine viennoise, fit de l’autisme un trouble non psychotique d’origine plutôt organique. Son compatriote Hans Asperger, qui avait lui-même traversé un tel état dans son enfance, ajouta à ce sombre tableau « l’autisme de haut niveau », caractérisé par une absence d’altération du langage et une capacité de mémorisation inhabituelle.

Par la suite, les psychanalystes du monde anglophone, de Bruno Bettelheim à Donald Metzler en passant par Frances Tustin, s’employèrent à définir le côté psychique de ce trouble. Mais, de nos jours, ces approches tendent à être abandonnées au profit d’une définition génético-comportementale de l’autisme. En conséquence, les enfants autistes sont regardés comme des malades qu’il faut rééduquer.

Génie fulgurant

Plutôt que de s’engager dans l’interminable débat qui oppose les partisans du tout-psychique aux adeptes du tout-génétique, Henri Rey-Flaud a préféré, dans ce deuxième volume de sa monumentale réflexion sur le sujet, décrire, sans le moindre voyeurisme, l’univers psychique de ces enfants mutiques et violents qui semblent pourtant habités par un génie fulgurant : « Tel ce petit garçon qui, au quotidien, se déplaçait avec la lourdeur embarrassée d’un jeune phoque, ne sachant que faire de son corps, et qui, à certains moments, cueillait au vol avec une dextérité stupéfiante des « insectes volants-piquants » qu’il déposait délicatement dans une petite boite à l’intention de sa mère. »

C’est avec une infinie tendresse et une réelle compassion pour la souffrance des enfants et de leur famille que Rey-Flaud adopte la plume d’un Lewis Carroll, relu par Gilles Deleuze, pour se faire le porte-parole de ces êtres qui ressemblent au fameux Bartleby, ce personnage d’Herman Melville qui disait toujours « Je préférerais ne pas« , opposant ainsi une gigantesque force d’inertie à l’absurdité d’un discours fermé à l’altérité ou à la différence.

Chaque sujet autiste porte en lui un Bartleby. Telle est la leçon de ce livre dans lequel Henri Rey-Flaud rassemble de multiples histoires puisées autant dans des cas cliniques que dans des récits rédigés par d’anciens autistes qui ont su transformer leur « maladie » en une écriture de soi.

Pour ce grand mémorial de la souffrance des enfants autistes, Henri Rey-Flaud a su trouver la bonne distance, celle qui permet d’accueillir la fatalité tombée sur un enfant des hommes, afin, comme il le souligne, d' »aider les parents et les soignants à trouver l’écoute, le regard et les mots qui rendront à la lumière et à la vie l’enfant du silence et de la nuit que le destin a placé, un jour, sur leur route ».


LES ENFANTS DE L’INDICIBLE PEUR. NOUVEAU REGARD SUR L’AUTISME
d’Henri Rey-Flaud. Aubier, « La psychanalyse prise au mot », 518 p., 23 €.

Élisabeth Roudinesco


Zoom

Pierre Delion, Le corps retrouvé. Franchir le tabou du corps en psychiatrie, Hermann, 20 e. 117 pages.

Professeur de pédopsychiatrie de réputation internationale, initiateur du collectif «Pas de zéro de conduite», auteur de nombreux ouvrages, Pierre Delion tente dans ce petit livre remarquable de penser la question du corps dans le traitement de la folie et de l’autisme. Il montre que bien au-delà de la cure par la parole, il faut aussi, s’agissant des pathologies lourdes, faire intervenir le corps comme «objet parleur». Le chapitre sur le packing ou technique d’enveloppement des autistes par des linges humides est particulièrement intéressant.
E. Ro

Herboristerie dans le colimateur

La médecine scientifique ne cesse progresser. Tant mieux. Pas une raison pour prohiber les soins par les plantes. Primum non nocere, les tisanes et décoctions n’ont jamais fait de mal à personne. La science est par nature tolérante, le scientisme peut virer à l’intégrisme.

On peut penser ce qu’on veut de certaines médecines alternatives. Leur prohibition est une sottise, et une atteinte aux libertés fondamentales. Bien entendu il serait criminel et irresponsable de soigner un cancer uniquement avec de la décoction de presle ou de l’olibrium 24 CH. Mais il serait stupide d’interdire l’usage des plantes, fort utiles souvent au long cours, à ceux qui s’en trouvent bien. Et si les cancéreux veulent absorber du fenouil séché pour adoucir leur traitement si dur à supporter et aguerrir leur organisme, que cela soit placebo ou non, au nom de quoi rationnellement devrait-on le leur interdire ?

On a connu la guerre de l’ortie blanche, plante traitée en Rom il y a quelques années. À quand celle de la camomille ? et de la banane plantin si jamais quelqu’un s’avise de dire que c’est bon pour prévenir la croissance démesurée des oreilles. On arrête avec l’ubuisme.

Le texte qui suit est un peu paranoïaque, l’agro buisness nous persécute jusque dans nos plantes. Mais il contient un fond de vérité, la même tout le temps : démesure de la mesure, verrouillage de tout partout. C’est dangereux pour la santé.

Philippe Grauer


Il n’est pas question ici de dire qu’une médecine est meilleure qu’une
autre mais simplement que chacun puisse garder le libre choix de ses
méthodes de soins.



Disparition programmée de l’homéopathie, la phytothérapie, la
gemmothérapie, les plantes de Médecine chinoise, l’herboristerie,
l’aromathérapie, extraits de plantes, eaux florales, elixirs, macérats,
oligothérapie pour les faire rentrer dans la Pharmacie

Grande victoire pour l’industrie pharmaceutique : les plantes médicinales
bientôt interdites dans l’UE, c’est quasiment fait. Nous allons voir
disparaître les préparations à base de plante, ainsi que la possibilité pour
les herboristes de les prescrire.

L’industrie pharmaceutique, qui depuis quelques décennies tente d’éliminer
toute concurrence, a presque atteint son but. Le 1er avril 2011 toutes les
plantes médicinales seront illégales dans l’Union européenne. L’approche
adoptée aux États-Unis est un peu différente, mais a le même effet
dévastateur. Les gens sont devenus des réceptacles pour toutes les
cochonneries que l’industrie pharmaceutique et l’agro business choisit de
déposer, et nous n’avons d autre choix que de payer le prix qu’ils
demandent.

L’industrie pharmaceutique et l’agro business sont presque arrivés à
contrôler chaque aspect de notre santé, depuis la nourriture que nous
mangeons jusqu’à la façon dont nous nous soignons quand nous sommes malades. Soyez-en sûrs : cette prise de contrôle prendra tout ce qui reste de notre santé.

Poison d’avril

Dans un des pires poisson d’avril de tous les temps, la directive européenne pour les produits à base de plantes médicinales traditionnelles (THMPD) a été décrétée le 31 mars 2004.(1) Elle réglemente l’usage des produits à base de plante qui étaient auparavant librement échangés.

Cette directive demande que toutes les préparations à base de plante
soit soumises au même type de procédure que les médicaments. Peu importe si une plante est d’un usage courant depuis des milliers d années. Le coût de cette procédure, estimé à 90 000 à 140 000 euros par plante, est bien au-delà de ce que la plupart des fabricants peuvent payer, et chaque plante d’un composé doit être traitée séparément.

Peu importe si une plante utilisée depuis des milliers d’années est sans
danger et efficace. Elle sera considérée comme un médicament. Bien sûr, les
plantes sont loin d’être des médicaments. Ce sont des préparations faites à
partir de sources biologiques. Elles ne sont pas nécessairement purifiées,
car cela peut modifier leur nature et leur efficacité, comme pour tout
aliment. C est une distorsion de leur nature et de la nature de l’herboriste
de les prendre pour des médicaments. Cela, bien sûr, ne compte pas pour le
monde pharmaceutique européen contrôlé par Big Pharma, qui a gravé le
corporatisme dans le marbre de sa constitution.

Le Dr. Robert Verkerk de l‘Alliance for Natural Health International – ANH –
décrit le problème qui se pose si l’on demande à ce que les préparations à
base de plantes répondent aux mêmes normes de conformité que les médicaments.

Faire passer un remède classique à base de plante provenant d’une culture
médicale traditionnelle non-européenne au travers du système d’autorisation
de mise sur le marché de l’UE s apparente à faire passer une cheville carrée
dans un trou rond. Le système de régulation ignore les traditions
spécifiques et n est donc pas adapté. Une adaptation est requise de toute
urgence si la directive est discriminatoire à l égard des cultures
non-européennes et viole par conséquent les droits de l homme.(2)

Droit commercial / droits de l’homme

Pour mieux comprendre comment cela peut se produire, il faut savoir que les
lois du commerce ont été au centre des initiatives visant à mettre tous les
aspects de l alimentation et la médecine sous le contrôle de l industrie
pharmaceutique et de l’agro business.

Si vous avez suivi ce qu il s est passé aux États-Unis concernant le lait
cru et la Food and Drug Administration (FDA) qui déclare que les aliments se transforment par magie en médicaments quand on affirme qu ils sont bons pour la santé, vous avez pu remarquer que la Federal Trade Commission (FTC) a pris part au processus.

Les aliments et les médecines traditionnelles sont considérés comme des
questions commerciales plutôt que comme une question de droits de l’homme. Cela place les désirs des grandes corporations, plutôt que les besoins et désirs des gens, au centre des lois sur les aliments et plantes. C est cette distorsion qui transparaît dans les déclarations outrageusement absurdes de la FDA, affirmant par exemple que les Cheerios (des céréales de
petit-déjeuner) et les noix sont presque des médicaments simplement parce qu’on dit que c est bon pour la santé.

Le but de tout cela est de sécuriser le monde pour le libre-échange des
multinationales. Les besoins et la santé des gens ne rentrent tout
simplement pas en considération.

Comment combattre cette intrusion sur notre santé et notre bien-être

Ce n’est pas chose faite, du moins, pas tout à fait. Si vous tenez aux
plantes, et si vous vous souciez des vitamines et autres suppléments,
agissez s il vous plait. Même si ces questions vous semblent sans
importance, pensez aux gens pour qui ça l est. Doit-on leur interdire le
droit au traitement médical et aux soins de santé de leur choix ?

L’ANH lutte activement contre ces intrusions. Ils vont actuellement devant
les tribunaux pour tenter de stopper la mise en application de la THMPD.
Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils réussiront, mais l histoire récente montre
qu’aucune manœuvre légale ne peut s’opposer à ce rouleau compresseur. Nous ne pouvons pas nous asseoir et attendre les résultats de leurs efforts. Nous devons voir leurs efforts comme faisant partie d un tout, dans lequel chacun de nous joue un rôle.

C’est à vous à chacun d’entre vous d agir. Envoyez une lettre ou un message
à votre député Européen en déclarant, en termes non équivoques, que vous
soutenez fortement l’action de l’ANH pour stopper la mise en application de
la THMPD et que vous espérez qu’ils vont aussi prendre position pour les
droits des gens à choisir leurs remèdes médicinaux.

Imaginez-vous devant vos enfants ou petits-enfants vous demandant pourquoi vous ne l’avez pas fait. Comment allez-vous leur dire que leur bien-être ne vous intéressait pas ? Comment allez-vous leur dire que regarder la dernière émission de télé-réalité importait plus que de consacrer quelques instants à écrire une simple lettre ?

C est seulement en luttant activement que cette farce contre votre bien-être
peut être stoppée. Notre droit à protéger notre santé et celle de nos
enfants est sur la balance. Si vous vous souciez du bien-être de vos enfants
et petits-enfants, vous devez agir. Exprimez-vous, car maintenant, c est le
moment de vérité. Vous pouvez rester assis et ne rien faire, ou vous pouvez
vous exprimer.

Et après l’avoir fait, parlez-en à toutes les personnes que vous connaissez.
Dites-leur qu’il est temps d’agir. Il n’y a vraiment pas de temps à perdre.


Adresse de retour : pétition medecine Sujet : Pétition pour la médecine de demain

*Pétition : Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des
médecins*

*Lien pour signer la Pétition
*
A signer et diffuser… il y a urgence…


NewsOfTomorrow

Transmis par le Dr Hervieux

30.09.2010

(Source : Gaia-health, par Heidi Stevenson, trad. NewsOfTomorrow.org, 12
sept. 2010)

L’information arrive de toute part. Si vous aussi y êtes sensible je vous encourage à aller signer la pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts. Adresse de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8350 Pétition : Pour la liberté en matière de thérapeutique des malades et des
médecins

Droit et psychothérapie

Par Geneviève Mattei

Le Cifp proposera très bientôt une journée du même type avec la même distribution, peut-être agravée de la présence de votre serviteur.

Vous pouvez déjà fréquenter celle-ci bien entendu : mieux vaut tenir que courir. Comme on sait, la majorité de nos ci-devant psychothérapeutes ancienne norme est en passe de devenir psychopraticiens relationnels. Ceux qui sortiront de notre École titulaires du diplôme de psychopraticien multiréférentiel se verront à l’issue d’une période stagaire encadrée, titularisés par le SNPPsy (1« ). Exercice dans un cadre auto réglementé par la profession.

Ce système de garantie s’affinera au cours de l’année. Tout cela ne fait qu’aiguiser les questions relatives au statut, au mode de présentation, au nom adopté, aux garanties proposées par l’auto réglementation de notre profession. Se dessinent ainsi plus nettement les contours d’une profession à présent émergée et non plus émergeante, institutionnellement renforcée par le GLPR qu’elle a su constituer unitairement, se désignant sous un nom de métier et de discipline clair, distinct, source de fierté professionnelle.

Geneviève Mattei conseille le SNPPsy auquel elle appartient et l’Affop depuis le tout début de la crise due à la mainmise médicale sur le titre de psychothérapeute. Sa double qualité de juriste de haut niveau et de psychopraticienne relationnelle lui confère une autorité et pertinence précieuses en les matières.

Philippe Grauer


Après un long parcours de formation et de travail sur soi confrontant à la Loi symbolique, le choix de faire de la psychothérapie son activité professionnelle se traduit par une description dans le social qui confronte, cette fois, à la loi juridique, aux règles de droit, au possible, à l’interdit.

S’inscrire et donc se rendre visible : mais sous quel titre, compte tenu notamment de la réglementation récente du titre de psychothérapeute ?

– Quel mode d’exercice, quel statut social, fiscal ?

– Le statut que vous avez choisi est-il le plus judicieux pour votre cas personnel ?

– Quels sont vos droit et devoirs en matière de responsabilité civile et pénale ?

Tels seront les thèmes abordés au cours de cette journée, avec ajustement aux question et besoins des participants.


Geneviève Mattei est psycho-analyste, membre titulaires du SNPPsy, ancien Avocat au Conseil d’État et à la Cour de Cassation.


Mardi 23 novembre 2010 de 9:30 à 17:30

à SAVOIR PSY, 233 rue Saint-Martin 75003 Paris

Ouvert aux psychothérapeutes, psychopraticiens relationnels et professionnels de la relation

participation : 160 € la journée (456 € pour 3 journées – 874€ pour 6 journées – il s’agit d’autres journées sur des thèmes différents. NdlR –)

Contacter Savoir Psy pour connaître les modalités d’inscription au
01 48 87 27 87

Courriel : savoirpsy@orange.fr

Site www.savoirpsy.com

  • 1 Le plus souvent. Ils pourront également choisir de s’inscrire au psy’G, ou de se faire titulariser par un organisme instituant de l’Affop.

Région PACA — Un séminaire d’analyse bioénergétique

RÉCUPÉRER NOS FORCES DE VIE

Voici une définition simplifiée de la vie psychique, quasi populaire, soucieuse d’informer ceux que cela pourrait concerner de l’intérêt pour eux. Dans le style Potentiel humain. La métaphore de la blessure façon infirmière pour parler du traumatisme est moins métaphorique qu’il y paraît puisque en matière de psychocorporel et d’héritage reichien, le corps c’est l’âme. Il s’agit de débloquer (d’où le concept de blocage) ce qui peut faire de nous des coincés par la cuirasse somatique enkystant les blessures, une cuirasse structurant notre rapport au monde et notre mode relationnel, que l’on peut avoir tout intérêt à revisiter. Précisément en Analyse bioénergétique une théorisation du développement et de ses accidents de parcours engendre une psychopathologie originale, selon le moment de constitution de la structure cuirassée.

C’est à partir de ce soubassement théorique que les forces de vie renvoient au concept d’énergie, qui communique avec la pulsion freudienne et la pensée de Reich puis Lowen, sans oublier Winnicott puis d’autres contemporains fort intéressants (à quoi si l’on veut on peut conjoindre du Milton Erikson, un modèle différent, attention à l’éclectisme). Efficace quand bien conduit, tempéré avec la modération clinique qui s’impose.

Évidemment, tout cela est bien plus complexe que l’annonce nunuche proposée, à la manière des années héroïques Développement personnel (bien-être) et non psychothérapie (souffrance). On dira que ça lui donne un cachet « à l’ancienne » mais on ne se méprendra pas, en l’occurrence l’animation est de qualité et de bon niveau.

L’eriksonnisme s’y voit au détour de l’annonce subordonné à l’analyse bioénergétique : implicite, une formule intégrative ?

Philippe Grauer


Week-end d’Analyse bioénergétique

27-28 NOVEMBRE 2010

à LORGUES — 83510

Psychothérapie & séminaire de préformation à l’Analyse bioénergétique

Anciennes blessures souffrances actuelles

« …Tous, nous avons soufferts de blessures au cours de notre vie et en général, toutes les blessures cicatrisent si on les laisse cicatriser, mais parfois ces blessures nous font peur. Alors, nous les couvrons pour ne pas les voir et nous croyons que de cette façon, tout est arrangé. Et pour un moment nous nous sentons tranquilles.

Mais les blessures restent ouvertes en attendant d’être soignées. Parfois, ce sont des blessures grandes et profondes, d’autres fois, petites mais nombreuses ! Alors que certaines blessures commencent à se fermer, il y en a qui s’enkystent, d’autres peuvent se forment par-dessus et même parfois s’infecter.

Le problème quand on garde les blessures ouvertes, c’est qu’elles continuent à faire mal. Elles continuent à nous miner. Nous perdons alors de la force et de l’énergie, et nous affaiblissons. » (Térésa Roblès)

Résolution et force de vie

Les blessures de l’âme, les blessures du corps, les blessures du cœur, les blessures des émotions peuvent cicatriser ! Pour commencer ou continuer ces processus de cicatrisation, il suffit que nous en ayons l’intention ou le désir. Notre part de force de vie fait le reste.

Inscription

Groupe limité à 12 personnes. Il sera annulé si le nombre de participants est inférieur à 6.

Date limite d’inscription : 20 novembre 2010

Désistement : en cas d’annulation de votre part, dans un délai inférieur à quinze jours les arrhes versées ne seront pas remboursées.

Lieu

Le CADE — Centre d’animation de développement et d’échanges.
La Basse-Maure, 83510 Lorgues (1« ).

Type de travail

À l’appui de l’approche psychocorporelle, des outils d’analyse et de médiation, de l’hypnose ericksonienne et des relations interpersonnelles dans le groupe, les praticiennes se proposent de vous accompagner pour récupérer ces forces de vies bloquées.

Personnes concernées

– Cette session se propose aux personnes intéressés par la poursuite d’un travail personnel.

– Elle s’adresse aussi aux pré-professionnels curieux d’entreprendre la Formation de psychothérapeute en Analyse bioénergétique. Ce séminaire aura pour eux valeur de stage de préformation.

Inscription

S’adresser à l’Institut d’analyse bioénergétique France sud

**********************

Animatrices

Anne Maslov : Psychopraticienne de la Relation, Analyste bioénergéticienne

Martine Vigier : Psychopraticienne de la Relation, Analyste bioénergéticienne, formée à la pratique de l’hypnose ericksonienne.

  • 1 Au cœur de la Provence, entre Méditerranée et Verdon, le hameau de la Basse Maure a plusieurs centaines d’années et appartient à la même famille depuis le XVIIème siècle. En cours de restauration depuis une cinquantaine d’années, il connaît de nouvelles activités.

    Qui prennent place dans le cadre de la SARL CADE, Centre d’animation de développement et d’échanges.

    Jean EMERAT, ingénieur agricole, animateur de formation-consultant, retraité

    Marie-Josée EMERAT, infirmière retraitée

    André Levesque, ancien directeur de sociétés d’études, retraité

    – y restaurent le hameau de la Basse-Maure
    – accueillent et animent des séjours et des séminaires
    – hébergent l’association CERS — Centre d’études et de recherche sociologiques.

Les Parerga de Michel Onfray.

Mais qu’est-ce que le Nouvel Obs est allé faire dans cette galère ? à billet, contre-billet. Voici l’indignation du professeur Rotfus, encore un ! qui a abandonné un instant son travail aux pompes funèbres de la culture pour exprimer, que voulez-vous, son indignation. Nous la publions, c’est pas pour le provocateur c’est pour Benoît Peeters et Derrida. Quand même, pour parler comme Queneau, faut pas pousser.

PHG


Dans la rubrique « LIVRE » page 114 du dernier numéro du Nouvel Observateur Michel Onfray commet un de ces articles dont il a désormais le secret, et qui est supposé faire référence à la biographie de Benoît Peeters sur Derrida[1]. Je ne comprends pas ce texte violent et insultant de Michel Onfray. Qu’est-ce en effet que cette manière de chroniquer non pas la Biographie de Derrida – excellente, d’ailleurs, je suis en train de la lire –, mais les Carnets du biographe, petit texte annexé à celle-ci ?

Le rédacteur responsable de la rubrique livre du Nouvel Obs annonce en chapeau : Polémique. Où est la “polémique”? Il n’y a pas de polémique mais, comme on en a l’habitude désormais avec Onfray, des insultes, et des invectives dans un article rempli d’erreurs et de falsifications rédigé à la va vite sur un ton vengeur et insupportable. Des exemples ? « Le voilà (Derrida) à son tour aux mains d’un biographe, Benoit Peeters, exactement comme nous serons tous à la merci d’un employé des pompes funébres ». Mon Dieu, Onfray gardien de la mémoire de Derrida ! On aura tout vu ! Pitié pour Derrida !

Mais heureusement, Michel Onfray donne ici une leçon de biographie de haute école, lui qui ne cesse de proclamer qu’elle est la « clé majeure de sa philosophie ». Qui est Benoît Peeters selon Onfray? Dans un alinéa aussi obscur que mystérieux, on doit comprendre qu’il est du côté de « l’académisme des professeurs », dogmatique de l’orthodoxie structuraliste qui a « théorisé cette haine de l’auteur »». Benoit Peeters professeur ? structuraliste ? haineux ?

Quelques lignes plus loin à l’inverse, horresco referens, l’indignité de Benoît Peeters est dévoilée : « Voilà un homme connu pour une biographie d’Hergé, des collaborations dans des BD, et pour être un spécialiste de Tintin – autant de titres de noblesse philosophique bien sûr – ». L’horrible traître est mis à jour. Cet individu qui prétend avoir la dignité d’un biographe de philosophe – et il faut en savoir quelque chose de la philosophie pour cela ! – n’est qu’un infâme tintinophile, pour ne pas dire tintinomane.

Je connais l’œuvre de Benoît Peeters qui m’accompagne et m’enchante depuis longtemps avec son complice, le dessinateurs scénariste et architecte visionnaire François Schuiten. C’est un universitaire titulaire d’une HDR (habilitation à diriger des recherches, diplôme de l’enseignement supérieur le plus élevés en France), qui fut élève de Roland Barthes, diplômé de l’École pratique des hautes études, auteur consacré, passionné par le nouveau roman, passionné par le cinéma et l’image, polyvalent talentueux. Si vous ne les connaissez pas, découvrez toute affaire cessante les 9 volumes qui depuis 1982, composent l’univers des Cités obscures !

Voilà un homme qui devrait convenir à Onfray, hors des carrières universitaires et des dogmatismes qu’il dénonce, un créateur, un arpenteur des chemins transversaux, un visionnaire. Au lieu de quoi, il le couvre de crachats. Il doit y avoir beaucoup de brouillard et de confusion dans la tête d’Onfray, lui qui dans une très pâle et lointaine imitation de Schopenhauer et de Kierkegaard voue aux Gémonies la philosophie des professeurs[2].

Décidément, dans chacun de ses Parerga, Paralipomena, et Apostilles, [3] outre ses désormais habituelles âneries, Onfray a le talent de s’aliéner tous ceux à qui il s’adresse, et tous ceux qui s’intéressent aux sujets dont ils parlent. Pour s’en tenir aux plus récents, citons, les journalistes qu’il ne cesse d’invectiver, les espérantistes qui y perdent leur latin, les praticiens des langues régionales, les historiens de la Révolution française et de l’assassinat de Marat par Charlotte Corday, les croyants des grandes religions monothéistes tenues pour responsables d’Hiroshima et d’Auschwitz, les amis des Lumières et de Kant devenu responsable de la Solution finale selon Eichmann, les millions d’amis de la psychanalyse freudienne. Et désormais les amis de Tintin, d’Urbicande et de Benoît Peeters.

Allons, Onfray, au travail ! faites nous vite cette psychanalyse non freudienne, reicho-sartro-politzero-derridienne, qui va river son clou à la “parapsychologie freudienne”, dépêchez-vous de former de nouveaux thérapeutes non-freudiens et devenez en le premier patient en thérapie au long cours, gratuite si vous le voulez. Mais de grâce, allez soigner votre paranoïa galopante et vos accès de bouffonnerie obscène. Prenez votre temps sur ce divan improbable. Ça nous fera des vacances, et l’air redeviendra un peu plus pur et plus respirable.


Michel Rotfus, professeur de philosophie au lycée international Honoré de Balzac, Paris 17éme.


[1] Derrida, par Benoît Peeters. Flammarion. Grandes biographies. 2010.

[2] Eux s’en prenaient aux « calibans intellectuels », « hâbleurs », « gonfleurs de vents (Windbeutel) ». Schopenhauer. Le Monde comme volonté et représentation. Préface à la seconde édition. Ou encore : Le fondement de la morale, §6. Parerga et Paralipomena , 11 (1), A, 111 ; J, 5, p.45 ; 5 mai-28 juin 1854 et Pap., 11 (1), A, 183 ; J., 5, p. 74, 28 juin-16 aout 1854).

[3] Parerga : nom masculin pluriel pluriel de parergon (mot grec) addendums, éléments ajoutés à une œuvre. Paralipomène : (adjectif singulier invariant en genre) relatif à un ouvrage précédent du même auteur. Apostille : addendum en marge ou au bas d’un écrit (type post sciptum). Le terme vient du bas-latin postilla : note, explication.

Collectif des 39 : nouveau site

Le nouveau site du Collectif des 39

Le voilà, il est tout nouveau, tout beau, le nouveau site.

Depuis le début de l’aventure du mouvement des 39, nous avions su qu’il fallait un outil d’information et de diffusion de nos réflexions, des textes des Forums des 39.

Depuis l’Appel contre la nuit sécuritaire, qui en quelques trois semaines après le discours de Nicolas Sarkosy à Antony, avait su réunir plus de 20 000 signataires, fait majeur et inédit en France sur les questions touchant à la psychiatrie, à la place de la Folie, nous nous sommes saisis de l’outil internet.

La première tentative a permis de faire connaître nos orientations, nos valeurs pour une psychiatrie humaine, pour une hospitalité pour la folie.

Grâce au magnifique travail de Pascal Hérard, nous passons aujourd’hui à une autre étape.

Voici donc le nouveau site. Plus lisible, plus facilement consultable. Cet outil devra être un espace de discussion, nos fameux Forums, à Montreuil, à Villejuif, à Reims, à Montpellier, à Ville Evrard, à Uzés, dans les régions, vont ainsi se dédoubler de micros forums, de base, d’échanges, de disputes.

À chacun de s’en saisir pour que cet outil devienne une Agora transformatrice des pratiques actuelles, un espace de résistance, d’invention et de création.

Les Nouveaux cahiers pour la folie, l’édition Contes de la Folie Ordinaire dans Médiapart, sont autant de relais, de mise en forme de nos révoltes, de nos analyses, de nos constructions.

Le nouveau site du Collectif des 39, devrait nous permettre d’amplifier notre audience, de stimuler les débats, de favoriser « la dispute », autant de lieux de rencontres et de confrontations, mais aussi d’espace de recherche et d’innovation.

Après cette panne de la pensée des années 90 – 2000, ce creux, ce vide qu’ont entretenu les menées scientistes, cet appauvrissement par le projet de destruction de la politique de secteur, de la psychiatrie elle-même, armons-nous pour penser l’avenir, construire une nouvelle espérance pour la place de la folie dans la Cité, inventer des pratiques dans lesquels les patients, les familles, les professionnels, les citoyens se saisissent de la parole.

Reprenons à notre compte, faisons vivre cette belle formule : La psychiatrie doit être faite et défaite par tous !.

Paul Machto

Autisme : Les enfants de l’indicible peur

PARUTIONS

À la presque veille du 23 ème Colloque SIHPP de Lyon, du Samedi 27 Novembre 2010 sur le sujet, voici que paraît :

Henri Rey-Flaud, Les enfants de l’indicible peur.
Nouveau regard sur l’autisme
, Aubier, Paris, Collection La Psychanalyse prise au mot.


Une approche qui contribue à une intelligence du cœur de l’énigme de cette folie si difficile à penser, qui nous bouleverse et interroge, moins à éradiquer ou dresser dans des programmes durs style c’est pour ton bien davantage propres à conformiser en surface qu’a s’efforcer d’entendre.

L’affaire reste difficile et multifactorielle, rien ne doit être négligé, surtout pas l’approche en profondeur de la personne et de la relation, de la personne-relation-langage, une relation sous terreur, plombée d’angoisse si l’on peut dire originale de forme.

Philippe Grauer


Ce livre met en lumière un visage inconnu de l’enfant autiste. Si cet enfant n’est jamais entré dans le « monde des gens », c’est qu’il a été frappé d’une indicible peur devant son étrangeté et médusé par sa beauté. Cette révélation rend la figure du petit garçon ou de la petite fille hors du temps et hors d’atteinte tout à coup moins énigmatique.

C’est non seulement cette rencontre manquée avec l’Autre que Henri Rey-Flaud nous fait découvrir, mais encore les stratégies savantes mises en œuvre par l’enfant pour ne pas être submergé par le réel, ni emporté par la dynamique du langage : ainsi Sarah accrochée à son coquillage-fétiche ou Antonio maniant son miroir, lieu de sa disparition et de sa renaissance. Que ces défenses soient insuffisantes à contenir sa peur, c’est ce dont témoigne la façon qu’il a de murer son regard, sa voix et son corps. Une rétention, quelquefois totale, difficile à soutenir pour les parents. Mais la forteresse dans laquelle il se replie n’est pas vide : un guetteur veille en permanence, attentif à l’Autre redouté et, on ne le sait pas, souvent attendu. Son visage « partagé par le milieu », selon la formule d’un patient, un oeil tourné vers l’intérieur et l’autre vers le monde, exprime cette contradiction. Le lien subtil ainsi maintenu avec la communauté des hommes montre que de telles conduites de retrait ne sont pas l’effet d’une incapacité mais d’un refus résolu qui invalide la mise en cause brutale des parents, avancée par les premiers spécialistes.

L’enfant autiste présente une figure inédite du « non-agir » promu par les sagesses orientales, qui détermine son rapport paradoxal à la « normalité » et montre que la guérison, dans son cas, signifie rompre le charme, lever l’enchantement qui le tient prisonnier.

Psychologue clinicien et temps FIR

Où l’on distingue clairement que nos professions sont autant voisines que différentes.

PHG

De : frdm : francois-r. dupond muzart
Objet : [psychanalogie] Temps FIR Formulations juridiques + Communique SNP
Date : 28 octobre 2010 10:14:53 HAEC


Je me décide finalement à faire cette tronche de psy sur le psychologue clinicien car aucun collègue à ce jour ne s’y est attelé d’une part, et d’autre part, car nous pouvons être plusieurs a exprimer un ressenti forcément différent puisque personnel sur notre activité professionnelle.

Qu’est-ce qu’un psychologue clinicien ?

Voilà la question posée. La réponse, elle, me semble difficile car changeante. En effet, après quelques années de pratiques, certaines certitudes sont tombées et d’autres tomberont vraisemblablement dans quelques années. Je dirais que le psychologue clinicien doit peut-être d’abord accepter la castration… Je veux dire par la, que sans cesse nous avançons dans notre cheminement, et sans cesse le sentiment d’en savoir moins apparaît. Je repense alors à cette citation de Goethe :  » Wer nichts weißt, aber weißt, daß er nichts weißt, weißt viel mehr als der, der nicht weißt, daß er nichts weißt.  » autrement dit :  » celui qui sait qu’il ne sait rien, sait déjà beaucoup plus de choses, que celui qui ne sait rien, et qui ne le sait pas. « 

En effet, sortant de la fac j’aurais pu écrire des pages et des pages sur l’inconscient, l’hystérie, la névrose d’angoisse, la paranoïa, etc.. Aujourd’hui je sens que ce n’est pas si simple qu’il y a autre chose mais quoi ? Peut-être la clinique justement ! ! ! Le clinicien est avant tout un psychologue qui va à la rencontre de l’autre en se servant du filtre de son propre appareil psychique. Eh bien c’est la que ça se complique cette histoire, car il faut comprendre l’autre à travers le prisme de sa propre psyché. D’où l’intérêt, voir l’obligation morale, de se  » connaître  » un tant soit peu, du moins dans l’orientation psychanalytique qu’est la mienne.

Le psychologue clinicien est là, présent, suffisamment mais pas trop, dans un savant mélange dont la recette est sans cesse à retrouver et à réinventer. Car le psychologue clinicien, s’il n’a plus toutes ses certitudes, n’en reste pas moins un chercheur, et parfois même un trouveur …Il trouve ce qui justement va permettre la rencontre, ou tout au moins une rencontre avec l’autre. Il trouve le cadre le mieux approprié car le cadre est sans cesse à réinventer. Certes nous avons des classiques, mais il nous faut trouver le médium qui permette d’appréhender l’autre. Parfois la disposition du lieu, parfois l’utilisation du dessin ou d’un jeu. C’est en ce sens que le clinicien est un trouveur. Pour cela il se sert de ses connaissances mais aussi de son sixième sens qu’il a développé au fur et à mesure de ses stages : l’intuition. A savoir après si cette intuitions ne serait pas ce que certains appellent le transfert, mais c’est là une autre histoire… L’exercice du clinicien dans une institution, outre la relation clinique (littéralement au chevet du malade) est aussi une relation d’équipe. Là où cela se complique, c’est que ce psychologue clinicien est échappant, pas dans le mode hiérarchique classique. Dans la fonction publique hospitalière, il est cadre A (cadre supérieur) mais il ne donne pas d’ordre…et n’en reçoit pas . cela peut être perturbant parfois dans un mode de fonctionnement habituellement très hiérarchisé.

Alors, il doit, tant bien que mal, tenter de résister, suffisamment mais pas trop, aux aspirations d’un côté et de l’autre. Il se donne parfois comme objectif de faire du lien entre les soignants et de poser des questions que seul un psy peut bien se poser. Je repense à ce que Jean-Bernard Chappelier (un professeur de psychologie clinique de l’université de Poitiers) nous avait dit une fois. il racontait avec l’aisance de la narration qu’est la sienne que les gens admiraient un convoi avec des chevaux, des habits superbes, une prestance remarquable ; un carrosse remarquablement sculptée. La foule ne voyait que ça. Et le psychologue, lui, aurait remarqué ce à quoi personne ne prêtait attention : les déjections des chevaux que laissait ce cortège derrière lui .

Je vais maintenant aborder deux facettes que je connais bien puisque les pratiquant, le psychologue clinicien au sein d’un centre hospitalier, et en exercice libéral.

Le psychologue clinicien au sein de la FPH bénéficie d’un tiers temps nommé temps FIR (Circulaire DH/FH3/92 n°23 du 23 juin 1992 ). Ce temps est un temps de Formation Information Recherche qui correspond a 1/3 du temps de travail effectif soit 11h30 environ de temps FIR et 24h30 de temps de travail  » classique  » pour un emploi a temps plein de 35h00.

Que nous dit cette circulaire concernant ce 1/3 temps FIR ?

 » Le psychologue se doit d’actualiser sa formation sur les évolutions des méthodes et connaissances. Toutes facilités doivent lui être données pour permettre cette formation et. notamment, pour rendre possible le suivi d’enseignements ou de formations, le cas échéant à l’extérieur de l’établissement.

Aux termes des alinéas 3 et 4 de l’article 2 du décret du 31 Janvier 1991 précité, et pour assumer sa démarche professionnelle propre, pour élaborer, réaliser et évaluer de façon continue son action, le psychologue effectue une démarche personnelle qui comprend les éléments suivants :

– travail d’évaluation prenant en compte sa propre dimension personnelle, effectué par évaluation mutuelle ou par toute autre méthode spécifique.

– actualisation de ses connaissances concernant l’évolution des méthodes et l’information scientifique.

– participation, impulsion, réalisation et communication de travaux de recherche.

En outre, il peut, le cas échéant, participer et collaborer à des actions de formation, notamment auprès des personnels des établissements visés à l’article 2 du titre IV et auprès des écoles ou centres de formation qui y sont rattachés.

Il peut également être chargé de l’accueil d’étudiants en psychologie effectuant un stage hospitalier. « 

Autrement dit, le texte étant très clair, le psychologue utilise ce temps pour actualiser ses connaissances (lectures, internet, colloques, etc..) et éventuellement travail de supervision, formations, accueil de stagiaires, etc…

Le salaire est dérisoire au niveau de la FPH, mais l’avantage est de pouvoir bénéficier de ce tiers temps d’une part, et d’autre part de travailler en équipe pluridisciplinaire, ce qui, de par nos différences, est riche d’enseignements mutuels.

De plus, il y a aussi le plaisir républicain de faire partie de la fonction publique et d’offrir nos prestations gratuitement aux patients.

L’exercice libéral présente comme avantage une autonomie totale ( si je veux travailler le dimanche et le soir jusqu’à 21h30 il n’y a aucun problème). L’inconvénient étant ce manque de travail en équipe, même si un travail en réseau est possible.

Les demandes sont également variées, de la personne qui a mûrement réfléchi sa démarche, à celle qui prend rendez-vous après avoir vu votre plaque…

Je trouve que l’activité mixte est excellente et à préserver, car elle permet de pouvoir avoir à la fois un travail d’équipe, et une diversité professionnelle, et qu’elle permet au clinicien de se ressourcer dans un lieu ou dans l’autre.

S.NICOLAS


Psychologues FPH Circulaire 4 mai 2010 « Temps FIR » :

Ci-dessous communiqué SNP,
mais d’abord :

Réponse à une question reçue, dont :
Ébauches de formulation des « demandes » de mise en œuvre du temps FIR

« Quelles peuvent être les actions juridiques possibles si la Direction ne veut pas au moins surseoir à l’application de cette circulaire ? »
Les actions juridiques possibles se résument à présenter des requêtes devant le tribunal administratif; dans lesquelles des décisions de la direction seront attaquées pour violation du décret de 1991. Dans un tel contentieux, il faut être soi-même irréprochable : par exemple, avoir motivé une « demande de temps Fir » directement par rapport au décret, donc en indiquant la nature de la « nécessité (pour) l’élaboration, la réalisation et l’évaluation de leur action (des psychologues) ».
Décret, art. 2, 3e alinéa : « Ils [les psychologues] entreprennent, suscitent ou participent à tous travaux, recherches ou formations que nécessitent l’élaboration, la réalisation et l’évaluation de leur action. ».
Donc par exemple il faudrait rédiger ainsi — le principe est de reprendre littéralement les termes du décret, et les termes consacrés d' »exécution de dispositions », ainsi que ceux d' »articulation (entre elles) des nécessités de service » (par opposition aux termes de la circulaire qui soumet le temps Fir aux nécessités de service, comme si le temps Fir n’était pas une nécessité de service) :
— Évidemment il s’agit ci-dessous d' »ébauches » de formulations qu’il faudrait soumettre à d’autres juristes… et à votre propre sagacité.
Évidemment ne surtout pas viser/citer la circulaire dans ces « demandes » !
(ou alors par la formule évasive « en considération de ceux des termes de la circulaire du (…) non contraires au décret du (…) ».)
1. « En exécution de l’alinéa 3 de l’article 2 du décret du… 1991 ainsi rédigé : «…», j’entreprends par nécessité de service de participer à une formation… pour la réalisation de l’action que vous m’avez confiée de… (ou : pour l’évaluation de l’action que vous m’avez confiée de…). Je vous prie de me faire savoir si d’autres nécessités de service à votre connaissance méritent d’être articulées avec cette exécution des dispositions impératives précitées du décret.».
2. S’agissant d’un contractuel… qui n’a pas froid aux yeux : « En considération de l’alinéa 3 de l’article 2 du décret du (…) rédigé comme suit (…), j’entreprends de… En effet, je ne peux me dispenser des devoirs d’entreprendre des psychologues ordonnés par les dispositions précitées s’agissant des psychologues titulaires de la fonction publique qui sont chargés des mêmes actions. Les psychologues non titulaires ne sauraient échapper, même avec votre autorisation, à ces devoirs d’entreprendre d’une importance telle qu’ils sont expressément imposés par les dispositions précitées par nécessité de service que ces dispositions constatent. Je vous prie de m’indiquer si vous avez cause d’opposition à cette exécution de mes devoirs de service, à défaut de laquelle la réalisation des actions qui me sont confiées serait non conforme aux nécessités de service constatées par les dispositions impératives précitées. ».
— Évidemment il s’agit de préconstituer pour les juridictions le moyen (argument) juridique d’obstruction à la réalisation des fonctions de psychologue, que ce soit en exécution ou en considération du décret décrivant ces fonctions dans les établissements publics FPH.

===== =====

http://www.psychologues.org/modules/news/article.php?storyid=714
= http://goo.gl/JIpE

<<
SNP Communiqué | le 27/10/2010

COMMUNIQUÉ de la Commission nationale FPH | 24 octobre 2010

Circulaire du 4 mai 2010 : Halte à la psychologie à deux vitesses

La Circulaire DGOS/RH4/2010/142 du 4 mai 2010 relative à la situation des psychologues dans la FPH, publiée le 15 septembre 2010 au JO et envoyée à tous les directeurs d’établissements a jeté le trouble dans toutes les institutions. Le courrier adressé dès la rentrée par la commission nationale du SNP à la DGOS est encore actuellement sans réponse. Toutes les organisations syndicales ont dénoncé l’inégalité de traitement entre titulaires et contractuels concernant l’exercice de la fonction FIR. Certaines directions ont annoncé leur intention d’appliquer les aspects positifs de la circulaire, mais d’autres celle de « supprimer le FIR » aux contractuels.

À l’intention de tous les psychologues de statut FPH, la commission nationale FPH tient à donner les indications suivantes

Sur le recrutement, le temps de travail et la relation hiérarchique :

La circulaire du 4 mai 2010 rappelle des éléments de la loi qui ne sont pas souvent respectés par les directions, à savoir :

1°) Tout poste vacant à temps complet doit être occupé par un fonctionnaire (article 3 de la loi 83-634 dite titre premier). Sur ce point la circulaire de mai 2010 encourage les établissements géographiquement proches à regrouper des postes à temps non complet pour en faire des postes à temps complet, à plus forte raison donc par déduction, quand les temps non complets se situent dans le même établissement. Ceci veut dire que les psychologues ont dans cette circulaire un argument écrit pour s’opposer à la division des postes devenus vacants en deux ou trois postes de contractuels.
2°) Conformément au décret du 2002-9, il est rappelé que les psychologues ont la possibilité d’opter pour un régime de décompte en jours (le décret prévoit dans ce cas, 208 jours de travail par an et 20 jours de RTT). Cette disposition a été jusque là, très rarement reconnue par les Directions.
3°) La relation hiérarchique des psychologues est référée au Directeur de l’établissement. C’est fondamental pour les psychologues eu égard aux effets (et parfois abus) de l’organisation en pôles (nouvelle gouvernance et loi HPST). Même en cas de délégation de signature à un des responsables du pôle, pour la gestion du personnel l’autorité de recours reste donc pour les psychologues, le directeur de l’Etablissement.

Ajoutons dans ce registre que, concernant les CDI, le dernier texte en date les place également sous l’autorité du directeur (article 1er du Décret nº 2010-1153 du 29 septembre 2010 portant application de l’article 65-1 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 modifiée portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière).

Sur le rendre compte du temps passé pour la fonction FIR :
La position du SNP a toujours été la suivante : c’est l’activité globale du psychologue dont il doit être rendu compte. (cf extrait de la résolution adoptée par le SNP le 20 mars 2010 : « Du fait de son appartenance à une profession autonome et de sa position de cadre expert, le psychologue propose lui-même un support écrit pour son évaluation annuelle. Il le fait sous forme de rapport d’activité qui comprend l’ensemble des missions qu’il assume (telles que cliniques, institutionnelles, recherche, formation, information…) ».
Sur la fonction FIR elle même :
Pour les contractuels, celle-ci n’est pas refusée dans la circulaire mais franchement découragée car soumise aux conditions contractuelles locales. Pour les titulaires, il est également indiqué que la fonction FIR reste dépendante des nécessités de service. Ceci introduit pour les titulaires une remise en cause possible des termes de leur statut, et pour les contractuels une inégalité de traitement avec les titulaires. Dans les deux cas, il s’agit d’une remise en cause des conditions de travail des psychologues et de la qualité du service rendu aux usagers par les psychologues travaillant en FPH.

Outre les démarches syndicales en cours auprès de la DGOS, la commission nationale FPH propose à tous les actions suivantes :
1°) Faire régresser dans chaque établissement le taux de précarité (actuellement 50% pour les psychologues contre 13% pour les autres professions) par l’exigence du recensement et de la mise au concours de tous les postes dit « vacants » : — postes de titulaires non occupés (les mises en disponibilité en font partie) — postes de contractuels (hors remplacement d’agents indisponibles) à 100% occupés ou non, y compris par regroupement des postes à 50%.
2°) Prendre contact avec les directeurs des ARS qui sont prévus pour être responsables des jurys de concours dans le décret à paraitre (Instruction DGOS/RH1 n° 2010-228 du 11 juin 2010 relative à la répartition des missions relatives à la formation initiale et à l’exercice des professionnels de santé et de certaines missions relevant de la fonction publique hospitalière, dans le cadre des agences régionales de santé et des directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale) afin que les critères retenus soient à même de régler une bonne fois pour toutes la question de la précarité des psychologues en FPH.
3°) Associer les rendre compte du FIR à ceux de l’activité clinique, dans des rapports d’activité annuels, car les deux fonctions sont indissociables.
4°) Exiger la référence au décret statutaire 91-129 dans les visas de tous les contrats de psychologue, CDD ou CDI.
5°) Lutter contre tous les abus au décret statutaire et à la circulaire par des démarches de groupe (collège ou unité) et des recours dits administratifs. Le SNP peut vous aider dans vos démarches individuelles et collectives.

Dany Descamps secrétaire de la commission
Marie-Claude Cathelineau, Michèle Coquillard, Jacqueline Maillard, Senja Stirn, Marie-Odile Rucine, membres de la commission